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Le signet des enfants est un site pour les parents, les enseignants, les bibliothécaires et tous les amoureux de la littérature jeunesse. Vous trouverez ici des petites critiques de livres pour enfants de 0 à 12 ans, des entrevues et une foule d'informations susceptibles de vous faire connaître et aimer les livres pour enfants.

mardi 14 septembre 2010

Chronique double : Sept comme Setteur, Madame Wenham

Sept comme Setteur et Madame Wenham

Auteur : Patrick Senécal

Éditions La Bagnole
9-12 ans
9,95$ et 12,95$


En 2007 sortait Sept comme Setteur, le tout premier roman jeunesse de Patrick Senécal. Trois ans plus tard, c’est avec un réel bonheur que l’auteur écrit la suite des aventures de Nath et Rom, un frère et une sœur qui n’ont pas froid aux yeux !

Dans le premier livre, les deux enfants sont bien malgré eux confrontés à une histoire invraisemblable. Assis sagement dans leur salon, biscuits et verre de lait à la main, toute la famille attend la venue du Père Noël avec impatience. Malheureusement, ce n’est pas le généreux homme barbu qui fait son entrée par la cheminée, mais plutôt un malfaiteur! Nat ainsi que 43 autres jeunes du village sont kidnappés et amenés dans un endroit inconnu. Comment celui qui est si gentil avec les petits peut-il se transformer en abominable créature ? Rom réussira-t-elle à sauver son frère ?

Le deuxième tome, Madame Wenham, replonge les jeunes lecteurs dans une aventure d’épouvante. Nath et Rom, sont maintenant connus de tous, depuis qu’ils ont délivré les enfants de l’emprise du Père Noël. Les jours se sont écoulés depuis et les deux nouvelles vedettes doivent retourner sur les bancs d’école. Rom, qui est très excitée à l’idée de retrouver son enseignante, Madame Laura, apprend que cette dernière a eu un accident de voiture. Elle devra donc se faire remplacer par Madame Wenham, qui semble très sévère. Chaque matin, elle fait passer un test oral aux élèves! Étrangement, chaque fois qu’un élève fait une erreur, il lui arrive un malheur! Mais qui est cette mystérieuse dame ? Nos deux héros réussiront-ils à résoudre l’énigme, une fois de plus ?


Sept comme Setteur Sept comme Setteur

lundi 13 septembre 2010

Coup de coeur de parent: Le grand voyage de monsieur Caca

Titre: Le grand voyage de monsieur Caca
Auteure: Angèle Delaunois
Illustratrice: Marie Lafrance
Éditions: Les 400 coups
Collection: Carrément petit
7,95$
À partir de 3 ans





Les enfants ont tous une phase "pipi-caca" où tout le vocabulaire lié à la toilette et aux bruits corporels non volontaires sont si amusants. Je pense que tous les parents ont une anecdocte où ils ont été embarrassés par leur enfant durant cette phase! Chez mes deux plus vieux, cette phase a duré loooooooooooooooooooooooongtemps! Un soir afin de briser l'interdit, j'ai rapporté à la maison, Le grand voyage de monsieur Caca! À l'heure de la sieste, j'ai lu le titre du livre! Mes enfants avec les yeux grands comme des deux dollars et ils ont tellement ri.

Pourquoi ce livre est un coup de coeur pour moi? Il y a deux raisons. Premièrement, le sujet qui brise un interdit. Deuxièmement, le fait qu'il explique très simpletement aux enfants le fonctionnement du système digestif. La première et la quatrième de couverture comportent une illustration simple avec le nom de toutes les parties du système digestif.

Bref, ce livre est donc une façon amusante d'apprendre à connaître le système digestif. Si vos enfants sont comme les miens, ils voudront le lire souvent parce qu'à chaque fois qu'ils disent le titre, ils peuvent dire LE mot sans se faire chicaner!!!

Psst! Si vous voulez poursuivre le voyage, il y a Le nouveau voyage de monsieur Caca qui poursuit le voyage à partir de la toilette...

dimanche 12 septembre 2010

Auteur en vedette: Alain M. Bergeron (deuxième partie)

Voici la deuxième partie de l'entrevue avec l'auteur Alain M. Bergeron

Le signet des enfants: Plusieurs de vos livres semblent s’adresser plus aux garçons qu’aux filles. Est-ce volontaire? Préférez-vous écrire pour les garçons?

Alain M. Bergeron: Quand j’écris, dans un premier temps, j’essaie de faire plaisir… à l’auteur, qui, coïncidence suprême, est un garçon. Vous en conviendrez, il est plus facile pour moi de me glisser dans la peau d’un petit gars plutôt que d’une petite fille. J’espère toujours que le sujet ou les personnages (masculins et féminins) rejoindront une majorité de lecteurs et de lectrices. La suite nous échappe toujours.

Est-ce que le Capitaine Static touche davantage aux garçons qu’aux filles ? Est-ce que les Savais-tu? intéressent plus les gars que les filles ? C’est un témoignage que j’entends souvent (les gars versus les filles). Si mon héros est masculin (Capitaine Static), j’essaie d’y ajouter des personnages féminins forts (Miss Flissy, par exemple) ou Zakouzie (Petits pirates) afin que les filles puissent aussi s’identifier à quelqu’une en lisant.

Remarquez que je n’ai aucun problème à ce que mes livres trouvent un écho plus favorable chez les garçons. On n’est pas une tonne d’auteurs, non plus, à leur écrire des trucs.

Le signet des enfants: Vous avez publié des dizaines et des dizaines de livres, mais vous arrive-t-il d’être en manque d’inspiration?

Alain M. Bergeron: Jamais. Je suis surtout en manque de temps pour écrire tout ce que je voudrais. Je vais devoir revenir dans une prochaine vie pour finir le travail, j’imagine…

Mon problème principal est de choisir mon prochain sujet de livre et de ne pas me tromper (le temps est une denrée précieuse). J’établis un calendrier de production littéraire assez serré pour l’année et j’essaie de m’y conformer. Mais parfois, une idée géniale me frappe l’esprit et mon agenda devient tout chamboulé. Quand l’inspiration passe, il faut dire : présent !

Je m’estime privilégié de pouvoir très bien gagner ma vie avec les droits d’auteur que me procurent mes livres. Je fais aussi des animations dans les écoles, parce que ça me fait sortir de chez moi (passer une journée en tête-à-tête avec ma petite personne n’est pas une expérience transcendante…), et que j’aime rencontrer les enfants et les profs. C’est mon oxygène. Encore là, je ne peux accepter toutes les invitations que je reçois, sinon je serais toujours parti et je n’aurais plus le temps et l’énergie d’écrire. Parce que faire le clown pendant quatre heures devant les enfants, ça demande une énergie folle (sans compter les looooongues heures en voiture). Il me faut trouver un juste dosage d’écriture et d’animation.



Le signet des enfants: Après tous les livres que vous avez écrits dans la collection «Savais-tu?» chez Michel Quintin, quel est l’animal ou l’insecte que vous avez eu le plus de plaisir à découvrir? Pourquoi?

Alain M. Bergeron: Plaisir est un grand mot… Mais je vous dirais que les acariens a été le plus marquant. Vous savez, ces bestioles microscopiques, apparentées aux araignées, et qui grouillent sur votre peau, sur vos vêtements, sur l’oreiller sur lequel vous posez votre tête tous les soirs au moment de vous mettre au lit, et je ne vous parle même pas du matelas…

Après avoir travaillé sur les acariens, je me suis acheté un nouvel oreiller. Un exercice inutile puisqu’au bout de quelques semaines, les acariens envahiront inévitablement l’article du dormeur… Une grand-maman, qui a lu les acariens à ses petits-fils, a été traumatisée. Elle a acheté un matelas neuf. Elle se mouche tous les soirs avant de se coucher pour chasser les acariens de son nez… Elle passe l’aspirateur chaque jour sur son matelas… Et je la comprends. Il n’y a pas un soir où je me couche et que je ne pense pas aux millions d’acariens qui s’activent sur mon oreiller… Et on se demande pourquoi je dors si peu…

Le signet des enfants: Que nous réservez-vous pour la rentrée littéraire d’automne 2010?

Alain M. Bergeron: Environ une dizaine de nouveautés, dont le 4e titre de la série Capitaine Static : Le maître des zions. Il y aura également le 8e livre de la série Dominic Abel et ses amis : Ma petite amie (Soulières éditeur), de même que deux Savais-tu ? (les hiboux et les rhinocéros), des albums chez Imagine (Maman, il y a un enfant sous mon lit!) et Bayard (Le petit maître), un album chez Hurtubise HMH (Victor et la dent perdue; illustrations Fil et Julie), trois petits romans chez FouLire (série Chat-Ô en folie) et une participation à deux collectifs. C’est à peu près ça.





Merci!

Merci de nous suivre depuis déjà quelques mois dans notre voyage au coeur de la littérature jeunesse! J'ai appris ce matin que même Lurelu «pointait» vers notre site! Wow!

N'hésitez à nous faire part de vos commentaires ou de vos suggestions!


Aussi, nous vous annonçons que Julie, une toute nouvelle collaboratrice (et surtout, une grande amoureuse des livres pour enfants!) s'ajoutera bientôt à notre équipe!  Bienvenue!

jeudi 9 septembre 2010

Auteur en vedette: Alain M. Bergeron (première partie)

Voici une entrevue avec l'auteur Alain M. Bergeron, auteur de plus de plus d'une centaine de livres pour les jeunes chez plus d'une dizaine d'éditeurs.

Le signet des enfants: Vous avez publié plusieurs livres avec l’illustrateur Sampar et vous semblez avoir une belle complicité tous les deux. De quelle manière travaillez-vous ensemble?

Alain M. Bergeron: Samuel Parent (Sampar) et moi demeurons tous deux à Victoriaville. Nous travaillons ensemble depuis 1993. Nous avons donc « grandi » en même temps dans le milieu. Nous avons fait notre lot d’essais et d’erreurs avant que la publication de notre travail se concrétise en terme de livres (1998). À ce jour, nous cosignons près d’une centaine de livres, dont plusieurs séries (Capitaine Static, Savais-tu ?, Dominic Abel et ses amis, Les petits pirates, etc.).

Dans la majorité des cas, quand j’amorce un projet (selon le projet, bien sûr), je regarde du côté de Samuel pour vérifier son intérêt et sa disponibilité pour les illustrations. Pour le Capitaine Static (Québec Amérique), il ne pouvait y avoir personne d’autre que lui pour faire le travail, car je « voyais » déjà le résultat dans ma tête. Même chose pour les Savais-tu ? (éditions Michel Quintin). Alors, on se rencontre ou on s’envoie des messages pour en discuter, tout simplement. Je lui fais totalement confiance. Après près d’une vingtaine d’années de collaboration, il sait ce que j’attends de lui et vice-versa. Pour cette raison, et parce que nous sommes très occupés chacun de notre côté, nous n’avons pas à nous voir souvent.

Il arrive aussi que des éditeurs nous contactent pour réaliser certains projets. Danielle Simard nous avait approchés pour créer une série chez Boréal Maboul (Les Petits pirates). Idem pour les éditions Michel Quintin (les aventures de Billy Stuart, à paraître en 2011).

Cela étant dit, assumé et écrit, j’adore travailler avec d’autres illustrateurs. Fil et Julie, c’est du bonbon pour moi (série Chat-Ô en folie, chez FouLire; les albums chez Hurtubise HMH). J’ai fait deux séries avec Geneviève Couture (chez FouLire et à la Courte Échelle).

Le signet des enfants: En 2008, vous avez écrit Le chat botté (publié chez Imagine). Avez-vous trouvé difficile de réécrire ce classique de la littérature jeunesse si connu de tous?

Alain M. Bergeron: C’est Dominique Demers, alors directrice littéraire chez Imagine, qui m’a approché pour ce projet. Avouez que ça se glisse bien dans une conversation, non ?

Ce qui a été difficile dans la réécriture de ce conte, c’est de respecter la longueur du texte (2000 mots, il me semble) tout en conservant les principaux événements du récit. Ma première version dépassait les 3500 mots. Il a fallu couper dans le gras. Si bien qu’au bout du compte, et du conte, l’histoire est assez semblable à l’originale de Charles Perrault. N’empêche : les illustrations de Doris Barrette sont magnifiques et valent, à elles seules, le coût de l’album. Je suis persuadé que Charles Perrault, lui-même, aurait apprécié le résultat.

Le signet des enfants: Quel est le livre le plus fou que vous avez écrit?

Alain M. Bergeron: Les Tempêtes (Soulières Éditeur). J’y raconte l’histoire de quatre garçons, qui, en 1964, veulent devenir les prochains Beatles du Québec. J’ai eu un plaisir complètement fou à écrire cette histoire presque inspiré d’un fait vécu. Dans une vie antérieure, je jouais de la musique et, avec mon groupe, on voulait devenir les prochains Beatles du Québec (fin années ’70…). Mais on nous disait que nos compositions étaient trop rétro… Ma carrière a été brève, pour être poli. Cependant, tout ce bagage d’expériences m’a servi pour écrire l’histoire. La musique également puisque nous sommes retournés en studio pour enregistrer les quatre chansons originales que j’attribue, dans le livre, aux Tempêtes. Il y a un mini-CD qui accompagne le livre et sur lequel on retrouve ces chansons.

Mon passé de journaliste (une vingtaine d’années) m’a aussi été fort utile puisque j’ai assis mon récit sur des bases véridiques. C’est le principe Titanic de James Cameroun : Jack et Rose sont des personnages fictifs, mais tout ce qui les entoure a été bien réel. Pareil pour Les Tempêtes.

Un site web a été créé pour ajouter à l’illusion. Le groupe a-t-il vraiment existé ? Plusieurs lecteurs le croient. Même des spécialistes de l’époque recherchent Les Tempêtes dans les archives du temps. Le comble de l’ironie, c’est qu’un jour, un homme m’a contacté. Il voulait engager Les Tempêtes pour jouer aux célébrations du 50e anniversaire de mariage de ses parents… Cool, non?

Je pourrais vous écrire des pages et des pages à ce sujet, tellement je m’y suis plu. Toutefois, il faut savoir mettre un point final à la question (le livre a été finaliste au prix du Gouverneur général du Canada, en 2005, autre raison de ma grande fierté). Voilà. J’arrête.

La suite de l'entrevue dans quelques jours!

lundi 6 septembre 2010

Gros coup de coeur pour Fantôminus... !

Merci Fantôminus
Brigitte Weninger (texte)
Eve Tharlet (illustrations)
Minedition
Album, 28,95 $

Un peu tôt dans l'automne pour les histoires de fantômes, mais bon... les coups de coeur n'attendent pas! Une magnifique découverte cette semaine à la bibliothèque que cet album illustré par Eve Tharlet. Dans la famille, ici, nous sommes des inconditionnels des illustrations de Tharlet. Mais cet album nous avait échappé...

Léonie partage sa chambre, malgré elle, avec trois fantômes. Ils ne font rien de mal: ils papotent, gigotent et clignotent. Mais leur présence dérange Léonie. La lumière de la lampe ne les fait pas partir, elle les rend seulement invisibles... pas moyen de les chasser. Pas moyen? Vraiment?

Un soir, un quatrième fantôme fait son apparition. Un tout petit, minuscule fantôme, qui s'appelle Fantôminus. C'est lui qui montrera à Léonie comment se débarrasser des autres. Pour le premier, il l'aide beaucoup. Pour le deuxième, il l'aide un peu. Et Léonie vient à bout toute seule du troisième! Enfin, elle s'endort paisiblement... avec Fantôminus.

L'idée est originale: la petite fille se débarrasse de ses fantômes tout en apprivoisant un nouvel ami, également fantôme (lisons entre les lignes: elle apprivoise sa peur... mais l'auteure est loin d'appuyer trop fort sur la "morale").

Un conseil: en lisant l'album à voix haute, il faut donner une toute petite voix mignonne à Fantôminus (mon grand garçon de 4 ans craque à tout coup!).

En prime: un lien Internet vers un site qui montre comment fabriquer notre propre Fantôminus. Avis aux parents dont les enfants sont aux prises avec des fantômes à demeure!!

Dernier conseil: l'album est un peu cher et semble difficile à trouver en commerce. Vérifiez à la bibliothèque. Ce sera l'occasion de faire d'autres belles découvertes avec vos enfants!

vendredi 3 septembre 2010

Sors tes griffes pour la planète

Les carnets de Grrreeny T. 01: Sors tes griffes pour la planète
Auteure: Araceli Cancino
Illustrateur: Midam
Éditeur: MAD Fabrik S.A.
8 à 12 ans
15.95$


Alors qu'il est allé nager dans un lac situé près d'une centrale nucléaire, le tigron Grrreeny est devenu tout vert!  Depuis cette séance de natation atomique, le petit animal a décidé de lutter contre tout ce qui pouvait nuire à la nature et aux animaux qui vivent sur la terre.

Grrreeny et ses amis haut en couleur (Chaka le chacal naïf, Maloum, le vieux singe sage de la forêt, Kamel, le caméléon...) présentent de manière dynamique et surtout humoristique les divers enjeux écologogiques d'aujourd'hui. À l'aide d'anecdotes, Grrreeny aborde cinq grands thèmes: la biodiversité, les énergies, la pollution, l'eau et les forêts, en les vulgarisant pour que les jeunes comprennent les enjeux... tout en s'amusant!  Les enfants apprendront entre autres que les pets de kangourous sont les plus écologiques et que les scooters polluent plus que les voitures!

Les enfants qui ont aimé les bandes dessinées Kid Paddle et Game Over seront enchantés de retrouver les personnages attachants de Midam!  Ils en redemanderont! 

Pour connaître les différents personnages ou lire une entrevue avec le célèbre illustrateur, consultez sur son site Internet. Grrreeny a même sa page Facebook!